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Un engagement fort pour le patrimoine

Magazine Continuité — La chronique Point de mire reflète la position d’Action patrimoine dans certains dossiers chauds. Ce printemps, elle fait le point sur les responsabilités des municipalités, des élus et des citoyens envers la protection du patrimoine.

Le 2 novembre 2025 avaient lieu les élections municipales dans près de 1100 municipalités au Québec. Malgré les territoires de tailles différentes, les enjeux spécifiques de chacun et l’intérêt variable de la population, le milieu municipal touche directement le citoyen et la citoyenne. Dans le cadre de ces élections, il nous apparaissait important que les partis et les candidats et candidates s’engagent à faire du patrimoine bâti une priorité. Dans cet objectif, Action patrimoine leur a envoyé une lettre et a fait une sortie médiatique afin de sensibiliser les futures personnes élues à leur cadre bâti et paysager. En plus de présenter ici nos demandes, nous proposons un retour sur les rôles et responsabilités des municipalités et sur le pouvoir concret qu’elles ont sur la préservation, la sensibilisation et la mise en valeur de leur patrimoine. Enfin, nous aborderons le rôle crucial des citoyennes et des citoyens pour sa préservation.

Un acteur de premier plan

Comme nous le savons, la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme (LAU) et la Loi sur le patrimoine culturel (LPC) octroient des pouvoirs aux villes et aux municipalités. En ce sens, elles ont une prise directe sur l’aménagement du territoire, le patrimoine bâti et les paysages. De l’aspect législatif, donc des lois, découle la réglementation. Sans dresser la liste exhaustive des règlements obligatoires et optionnels, mentionnons tout de même ceux portant sur l’occupation et l’entretien des bâtiments, sur la démolition, sur le zonage, ou bien sur les plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA). Les municipalités ont également le pouvoir de citer des bâtiments ou des sites. Toutes ces actions contribuent, à leur manière, à veiller aux bonnes pratiques en matière de patrimoine bâti et de paysages culturels.

Mais qu’en est-il des élus municipaux qui doivent porter et appliquer ces outils ? Force est de constater que le patrimoine bâti n’est pas toujours une priorité pour eux, malgré nos appels à l’engagement et à l’action. Pensons par exemple à des démolitions qui auraient pu être évitées au cours des derniers mois, comme le 32, avenue Bégin à Lévis (ancien Chocolats Favoris) et l’hôtel de ville de Sept-Îles.

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