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Maison Henry-Stuart
 
Le charme d’un cottage de la Grande Allée

Un ensemble unique
Sise sur la Grande Allée à Québec, à l'angle de l'avenue Cartier, la Maison Henry-Stuart est un joli cottage orné entouré d’un écrin de verdure unique en milieu urbain. Elle représente un exemple extrêmement bien conservé d’un type d’habitation qui était courant au XIXe siècle, à Québec et dans les environs, et dont il reste très peu de témoins. Construite en 1849, pour une dame William Henry, l'épouse d'un riche marchand de bois de Québec, cette demeure fut occupée successivement par, entre autres, l'honorable juge Joseph A. Taschereau, le journaliste Joseph Israël Tarte, le médecin de Grosse-Île, George M. Douglas, puis par la famille Stuart qui, l'ayant acquise au début du siècle, l'habitera pendant soixante-dix ans.

Grâce au soutien de leurs oncles, les sœurs Adèle et Mary Stuart ainsi que leur mère deviennent propriétaires de la maison en 1918. Tout au long de leur vie, elles habiteront cette demeure dans le souci constant de lui conserver son cachet d'origine, celui d'une demeure bourgeoise du XIXe siècle. En 1921, des travaux de décoration sont entrepris et donneront à la maison l'aspect que nous lui connaissons aujourd'hui. La famille Stuart intègre à son intérieur des meubles qui proviennent du manoir de Philippe Aubert de Gaspé. La grand-mère paternelle des sœurs Stuart était en effet Elmire Aubert de Gaspé, la fille de Philippe Aubert de Gaspé, seigneur de Saint-Jean-Port-Joly et auteur célèbre. Amateures d'antiquités, les sœurs Stuart profiteront de leurs nombreux voyages en Angleterre pour acquérir des objets qui complètent harmonieusement leur décor. L'une des caractéristiques principales de cette demeure est son environnement typique du courant pittoresque qui avait cours au XIXe siècle. L'aménagement paysager autour de la maison prend à cette époque autant d'importance que la maison elle-même. C'est dans cette tradition que jusqu'à la fin de ses jours, à 98 ans, Adèle Stuart conserve sa passion pour l'aménagement de son jardin et plus particulièrement pour l'entretien de sa roseraie. Elle léguera, lors de son décès en 1987, un ensemble intact et d'une grande qualité.






Photo: © CMSQ

Mary Lauretta Stuart

Photo: coll. CMSQ